Valorisation du travail, des compétences et des élèves

Pourquoi ce chantier?

Noter (une copie) < évaluer (des compétences) < valoriser (un individu) !

Ce grand chantier a deux objectifs clairement revendiqués :
1) Il se propose de prolonger de façon très pratique les interrogations qui sont menées depuis quelques années à Beaumont (et qui sont manifestement devenues nationales) autour de l’évaluation. L’évaluation telle que nous la connaissons date de la fin du 16e siècle, elle a été pensée pour un autre public, pour une société qui n’avait pas les mêmes questions que la nôtre. Il est plus que temps de remettre l’évaluation sur l’établi.
Comment rénover l’évaluation pour qu’elle aide vraiment les élèves (et pas seulement qu’elle permette d’établir des statistiques impersonnelles). Trop souvent considérée comme sanction ou récompense, l’évaluation devrait permettre à l’apprenant de se situer en lui offrant plus de lisibilité sur les objectifs à atteindre, (sur sa progression sur un an, deux et/ou sur un cycle complet)… Comment rendre cette évaluation lisible, vraiment utile, partageable et motivante pour les élèves ? Comment impliquer les élèves dans ces modalités d’évaluation ? En un mot comment transformer l’évaluation actuelle en une évaluation bienveillante ET exigeante. Ce chantier dépasse de très très loin la seule question, à vrai dire assez anecdotique, de la seule « notation » des élèves.
2) Evaluer cela devrait être avant tout « accorder de la valeur ». Il s’agit au fond de « valoriser » les élèves.
L’an dernier nous avons eu la chance d’accueillir un neurologue qui nous a clairement démontré l’importance de la valorisation (du plaisir, de la fierté, du partage, etc.) des individus dans les processus d’apprentissage. Comment faire entrer les travaux, les aptitudes, les curiosités non scolaires des élèves au sein de l’école ? Comment ne plus confiner le regard de l’institution dans les seules « disciplines » scolaires et qui ne prennent pas en compte toute la diversité de l’intelligence des individus ? Comment par exemple réintégrer l’intelligence humaine ou manuelle dans l’école? Comment exposer les individus au regard des autres (ce qu’ils connaîtront toute leur vie) sans que ce regard ne soit que jugement et mise en péril ?

Qui coordonne ce chantier ?

Jean Bruneau

Les ateliers de ce grand chantier: