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Gestion difficile d’une classe

Personnes à contacter : Anne Target et Gwenaëlle Dagorne

RETOUR SUR EXPERIENCE:

But de l’atelier :

Le but de cet atelier était de réussir collectivement à mieux gérer une classe où le climat de travail n’était satisfaisant pour personne, à trouver des solutions durables et efficaces pour retrouver un climat de travail serein et motivant pour tous.

Les acteurs :

Les professeurs de la classe volontaires, y compris le professeur documentaliste
L’équipe de Vie scolaire : CPE et assistantes d’éducation
Les élèves de la classe

Les principales étapes :

Première étape :
Mise en place d’un système de co-visites dans la classe (niveau 5e) entre les personnels volontaires, afin de référencer les difficultés de gestion que nous observions, mais aussi les motifs de satisfaction et de bon fonctionnement que nous remarquions.
Nous préconisons que les 1ères co-visites se fassent dans un laps de temps court.

Deuxième étape :
Debriefings de nos observations entre adultes.

Troisième étape :
La restitution et le temps d’échanges avec les élèves.
L’organisation de la salle où a eu lieu cette séance a été primordiale : les tables ont été remisées le long des murs, seules les chaises ont été laissées et organisées en cercle. Les professeurs étaient avec les élèves dans ce cercle. Toutefois, et à y réfléchir, il faudrait sans doute faire légèrement autrement, les professeurs étaient côte à côté.

Les élèves ont eu une analyse très fine de la situation mais certains ont eu du mal à se remettre en cause. Leurs propositions finalement restaient assez centrées sur l’attitude des professeurs, peu sur la leur. Prolonger ce travail collectif de réflexion par d’autres séances aurait peut-être permis l’émergence d’idées plus constructives de leur part et un échange plus efficace avec les professeurs. Cette première approche nous a toutefois appris à mieux nous connaître mutuellement.

Bilan de cet atelier :

Les professeurs ayant participé au projet du ProfLab ont constaté une amélioration certaine du comportement général de la classe, mais aussi du comportement de chaque élève, à quelques exceptions près.
Par contre, et c’est ce qui est très intéressant, les professeurs qui n’avaient pas ressenti le besoin de participer aux co-visites ou ceux qui n’avaient pas ressenti les mêmes difficultés que les proflaborateurs, ont fait part de difficultés au 2e trimestre, celles justement à l’origine du projet.

Et ensuite ?

Il paraît important de poursuivre ce projet, par exemple en l’appliquant pour d’autres classes où l’équipe éducative rencontre les difficultés que nous avons eues.
Le fait d’avoir partagé nos expériences d’une même classe, en « ouvrant » notre porte à nos collègues, a permis non seulement une prise de conscience sur le comportement d’un groupe classe dans son ensemble, sur les alchimies qui peuvent s’opérer là où nous ne nous y attendons pas forcément. Cela a également permis d’avoir un autre regard sur nos propres pratiques, sans pour autant les remettre totalement en question, mais tout du moins en nous interrogeant sur la cohérence de ces pratiques d’un professeur à l’autre.
Cela a également rendu possible une intégration plus rapide des nouveaux professeurs à l’ensemble de l’équipe pédagogique. Ainsi, il a été possible de ne pas rester isolé face à des difficultés que nous pourrions avoir honte de partager, puisque cela a permis de savoir que ces problèmes pouvaient être communs à tous.

Face à la difficulté de gestion d’une classe, le dialogue au sein de l’équipe éducative est primordial pour permettre à tous, professeurs comme élèves, d’avancer au mieux tout au long de l’année. Les élèves savent ainsi que l’équipe éducative est non seulement soudée pour trouver des solutions aux difficultés.